Les transports Mehez combattent la somnolence au volant

Lamberet, conduite de nuit, conducteur routier

De toute évidence, il y a des entreprises de transport qui pensent au futur. Dans les Hauts-de-France, les Transports Mehez, à Nieppe (59) bientôt 60 ans, 60 camions et 130 cartes grises, membre du réseau Evolutrans, vont tester auprès de leurs chauffeurs qui roulent de nuit la technologie développée par CORE : un système de détection des tout premiers signes de l’endormissement au volant, alors qu’ils sont encore indétectables par le conducteur lui-même, grâce à la variabilité de la fréquence cardiaque.

Tous les conducteurs connaissent les phénomènes de somnolence

Tous les conducteurs connaissent les phénomènes de somnolence qui est un risque d’autant plus pernicieux qu’il est impossible de s’auto-évaluer. Or, maintenir la vigilance est essentiel, et même vital pour des professionnels de la route qui roulent en moyenne 9 heures par jour. Alors, les Transports Mehez ont mené une réflexion sur une manière inédite de renforcer la sécurité de leurs 55 chauffeurs (et par extension des autres usagers de la route). Ils agissent en précurseurs, en équipant ceux qui roulent la nuit d’un système qui pour la première fois identifie très en amont les signes de somnolence.

« Nous savons que, pour tous les chauffeurs amenés à circuler la nuit, c’est une hantise de s’endormir au volant : en effet, « piquer du nez » peut tuer… le chauffeur mais aussi l’automobiliste en face. Notre réflexion existait, elle a été hâtée par la période que nous vivons. Et nous avons même été surpris du niveau d’adhésion rencontré par nos conducteurs, qui se sont montrés très enthousiastes à cette idée. Pour résumer, c’est prendre soin des siens et des autres … » confirme Benoît Menez, Président Directeur Général des Transports Mehez.

La startup fait évoluer sa technologie

Selon CORE qui développe cette solution, la physiologie s’installe pour la première fois au cœur du véhicule et veille à la sécurité du conducteur. La technologie brevetée permet de mesurer le niveau de stress et de confort au travers des battements du cœur. Elle est utilisée par les anesthésistes dans les blocs opératoires pour mesurer la douleur chez les patients endormis afin de leur injecter la bonne dose de sédatif. La startup a poursuivi ses recherches et fait évoluer sa technologie pour l’étendre au monde de l’automobile et du transport, afin de lutter contre l’endormissement au volant. A l’aide de capteurs déployés dans l’habitacle des camions ou d’un autre véhicule, CORE analyse la variabilité de la fréquence cardiaque et la transforme en données qui permettent d’agir en temps réel. Ces précieux indicateurs identifient la somnolence très en amont.

Nicolas Vera, Directeur général de CORE explique : « Notre technologie basée sur la variabilité de la fréquence cardiaque, et développée avec une équipe de chercheurs du CHR de Lille, mesure scientifiquement la somnolence pendant que le chauffeur est au volant. Et surtout, elle l’identifie à un stade précoce, et agit en temps réel de manière à prévenir les risques qui y sont liés ».

 

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Une réponse

  1. Bonjour,
    J’ai lu avec beaucoup d’intérêt cet article et l’innovation qu’il propose.
    Dans le même domaine, nous avons ( Fondation pour le transport Carcept prev et Teqoya ) conduit une étude nationale sur les impacts de l’amélioration de la qualité de l’Air dans les cabines.
    L’objectif était notamment d’évaluer l’amélioration potentielle de la qualité du sommeil.
    Les résultats qui devaient être communiqués à l’occasion du SITL de mars, sont très prometteurs.
    Pour n’extraire qu’un seul chiffre, sur la population des chauffeurs qui déclarent avoir des difficultés de sommeil, 88% enregistrent un progrès sensible de leur sommeil grâce à l’amélioration ( par l’ionisation négative de l’Air) de la qualité de l’Air.
    La qualité du sommeil est une des causes importantes de la somnolence au volant.
    Je suis à votre disposition pour plus d’information sur cette étude qui a porté sur 55 grands routiers.

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