Transport routier enquête post-Covid-19

FNTR étude post Covid-19

La troisième enquête FNTR réalisée juste après le déconfinement

Intitulé « crise du Covid-19 : impact sur les entreprises de transport routier de marchandises » la troisième enquête FNTR réalisée juste après le déconfinement du 13 au 19 mai ne fait que confirmer les chiffres inquiétants de l’activité du transport routier de marchandises depuis le début de la crise sanitaire. Maintenant et dix jours après le début du déconfinement, la FNTR publie sa troisième enquête concernant les conséquences de la crise sur le secteur du Transport routier de marchandises.

Le constat est sans appel, la reprise de l’activité est très lente. Le secteur est très affaibli avec près de 60% des entreprises annonçant encore un arrêt partiel de leur activité avec un ensemble de critères qui valident l’inquiétude du secteur. Citons un marché désorganisé, la pression sur les prix, l’augmentation des kilomètres à vide et différents surcoûts. Dans ce contexte, le secteur subit de nombreux déséquilibres qui fragilisent les entreprises. La pérennité de l’activité et de l’emploi est en jeu.  Un constat a déjà amené plusieurs organisations patronales à lancer un appel à un plan de sauvegarde du secteur au Gouvernement. Cet appel est, à ce jour, sans réponse.

Chute du chiffre d’affaires respectivement à – 48 % en mars et à – 44 % en avril

Selon cette étude, malgré le déconfinement, près de 60% des entreprises sont encore en arrêt partiel voire total et 21% des camions se trouvent toujours à l’arrêt complet.  L’enquête fait apparaître une chute du chiffre d’affaires respectivement à – 48 % en mars et à – 44 % en avril.

Les résultats complets ci-dessous

CORONAVIRUS 3eme enquete FNTR_20 mars_VF3

Cette crise sanitaire a également généré une profonde désorganisation du marché

Chargement d’un frigo chez STEF   © J.Y.Kerbrat

Cette crise sanitaire a également généré une profonde désorganisation du marché et des déséquilibres importants. A cela, trois raisons :

  1. Une hausse de 21% des kilomètres à vide par rapport à la moyenne habituelle engendrant un surcoût de 15,3 % sur chaque kilomètre réalisé par rapport à la situation avant crise sanitaire (étude CNR).
  2. Une augmentation de 7,2% des charges de l’entreprises liés aux coûts directs de l’achat de gel hydroalcoolique, masques et autres équipements.  A ces coûts directs s’ajoute une perte de productivité liée par exemple à l’allongement des temps de chargement et déchargement comme en témoignent 40% des entreprises.
  3. Une surcapacité en matière d’offre qui génère une baisse des prix du transport : 30 % des entreprises ont des pressions sur les prix de la part de leurs donneurs d’ordre et observent une forte baisse des prix en matière d’affrètement.

L’emploi est menacé

Les camions européens sillonnent la France (RCEA)   © J.Y.Kerbrat

L’emploi est menacé. Plus d’un tiers des chefs d’entreprise anticipent une réduction à venir  de leurs effectifs et demandent une prolongation du dispositif de chômage partiel pour les entreprises de transport.

« Face à des entreprises exsangues alors que 54% des patrons qui n’ont pas confiance dans l’avenir, le silence du Gouvernement est incompréhensible. La reconnaissance vis-à-vis d’un secteur qui a permis la continuité de l’approvisionnement de la nation pendant le confinement semble déjà bien loin. » regrette la FNTR

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