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Pollution de l’air en agglomération, la réduction du trafic comme remède

Jean-Yves Kerbrat

L’Anses, ou Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement
et du travail, publie le mardi 16 juillet, les résultats de son expertise relative aux particules de l’air ambiant et entend confirmer, avec des niveaux de preuve forts, les effets sur la santé (atteintes respiratoires et cardiovasculaires et décès anticipés) liés à certaines composantes des particules de l’air ambiant dont les particules ultrafines, le carbone suie et le carbone organique. Aussi, l’Agence recommande de prendre en compte en priorité ces trois indicateurs particulaires dans les politiques publiques relatives à l’air.

Pour pouvoir travailler, les transorteurs devront, un jour, trouver des compromis

L’étude de l’Anses met en avant les effets sur la santé de l’exposition à différentes sources d’émission en particulier le trafic routier, la combustion de charbon, de produits pétroliers et de biomasse et insiste donc sur la nécessité d’agir sur ces sources d’émission. Mais en préconisant d’intégrer d’autres sources de particules telles que l’agriculture, le transport maritime, l’activité aéroportuaire. Concernant les émissions de polluants issues du trafic routier, l’Agence conclut que les évolutions de technologies du parc de véhicules permettront une diminution plus ou moins marquée de la pollution de l’air ambiant selon les scénarios, mais qu’elles seront insuffisantes pour améliorer, à elles seules, la qualité de l’air ambiant dans les agglomérations.

A Paris, comme ailleurs, la pression est de plus en plus forte

En recommandant d’encourager la promotion des technologies alternatives et surtout la réduction du trafic, à travers notamment le renforcement des autres modes de mobilité, l’organisme officiel soutient les politiques d’amélioration de la qualité de l’air et prône une évaluation des effets sur la santé des particules selon leurs composés, leurs sources et leur taille. L’Anses étudie l’impact du trafic routier sur la pollution de l’air, selon différents scénarios d’évolutions technologiques des véhicules circulant en France (motorisation, systèmes de dépollution).

De toute évidence, le monde di transport routier, et plus généralement le monde professionnel, aura intérêt à être vigilent sur les évolutions réglementaires qui ne manqueront pas de se renforcer. Le fait est que les habitants des villes auront besoin de se ravitailler. Il faudra alors des compromis.

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