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L’Allemand Transporeon veut se renforcer en France

Valérie Carreau, directrice des ventes pour le Nord Ouest de l'Europe
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Gérer l’exécution d’un transport, déterminer des rendez-vous à quai entre un transporteur et un chargeur, suivre les marchandises en temps réel, mais aussi lancer des appels d’offre : créée au tournant du millénaire à Ulm (Allemagne), Transporeon est un spécialiste de l’informatique dédiée au monde du transport et tout particulièrement aux chargeurs. Comptant aujourd’hui 700 personnes, pour un chiffre d’affaires d’environ 70 millions d’euros, la PME affiche une croissance annuelle d’environ 15-20%, 1000 clients chargeurs et plus 65 000 transporteurs inscrits dans sa base de données. Tous font appel à son informatique en mode « Saas », autrement dit ne nécessitant aucune installation de logiciel sur les postes de travail.

Mais si la France est son deuxième marché, après l’Allemagne, Transporeon s’y trouve sous –représentée avec, seulement, une centaine de clients chargeurs (parmi lesquels Saint Gobain, SCA Tissue dans le papier, Auchan, Eckes Granini dans les boissons, ou encore Bordelais L.A.T dans la chimie) et quelque 600 transporteurs. D’où l’offensive lancée par Valérie Carreau, nommée en début directrice des vente pour le Nord-Ouest de l’Europe. Basée à Paris La Défense, elle chapeaute une équipe d’une vingtaine de personnes, qui devrait encore croître de quelques unités dans les mois qui vient. Son but : mieux faire connaître l’offre de l’éditeur allemand, mais aussi, éventuellement, l’adapter au marché français. «Aujourd’hui, explique-t-elle, nous avons trois activités principales : la gestion de l’exécution des transports, des offres spécifiquement conçues pour la distribution, et la gestion des appels d’offre ».  Mais si le client de Transporeon est, dans tous les cas, le chargeur, ses services sont –du moins pour les deux premiers- facturés aux transporteurs : il reçoit chaque mois la liste des redevances à acquittés pour tous les transports réalisés via la plate-forme. Une pratique qui, peut-être, limite la pénétration du marché français.

 Stéfanie Assel gère les activités françaises Ticontract (gestion des appels d’offres) de Transporeon

 

Dans l’hexagone, du reste, la troisième activité du groupe –Ticontract- est proportionnellement la plus développée. Elle consiste à mettre la base de données transporteurs, l’analyse combinatoire, et les conseillers de Transporeon au service d’une gestion plus rationnelle des appels d’offre. Avec, à la clé, affirme l’entreprise, une baisse des coûts d’environ  15-20%. Cette activité est, quant à elle, directement facturée au chargeur. Son coût atteint environ 5 à 6 pour mille des montants concernés par les appels d’offres passés par la plate-forme.

 

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