Grève, blocage des raffineries, pourquoi faire ?

Ça y est, une nouvelle grève contre la réforme des retraites est annoncée par la CGT du 7 au 10 janvier avec un appel au blocage total de toutes les raffineries pour une durée de 96 heures afin qu’aucun produit ne sorte. Probablement, à ce moment-là, il ne se passera pas grand-chose car chacun sera prévoyant. Si cela ne suffit pas, le syndicat actif chez Total se posera la question sur l’arrêt des installations. Déjà, il est bon de se poser la question de la légalité de telles pratiques !

Il y a en France métropolitaine huit raffineries. Plusieurs d’entre elles sont déjà bloquées par intermittence comme à la raffinerie Total de Grandpuits (Seine-et-Marne) ou de La Mède (Bouches-du-Rhône). Quant à la raffinerie de Donges (Loire-Atlantique), un temps perturbé, la direction de Total indique lundi 30 décembre qu’elle fonctionne de nouveau normalement.

Thierry Defresne, délégué CGT chez Total (photo DR)

Pour comprendre la psychologie des leaders syndicaux, il faut suivre leurs déclarations. Ici, le syndicaliste de service s’appelle Thierry Defresne et il est délégué central de la CGT chez Total. En novembre 2017, il y a donc deux ans, que déclarait-il à une obscure publication anticapitaliste « Nous appelons à la sanctuarisation de la convention collective au travers de trois éléments : salaire, retraites, CHSCT. Sur les retraites, actuellement au bout de 35ans d’ancienneté on peut prétendre à un départ anticipé de quatre ans avant l’âge légal (58ans au lieu de 62). Chez Total on a même cinq ans pour 25ans de quart effectué, gagnés par le rapport de forces. C’est une des seules conventions collectives qui anticipe le départ en retraite par prise en compte de la pénibilité, qui a été obtenu en janvier 2011 à la suite de la lutte de 2010 sur les retraites

Il ajoute lors de cette interview éclairante « Faisons moins de manifs et plus de grèves dans les entreprises pour bloquer le pays » Mais toutefois, il reconnaissait « Dans une raffinerie, sur 24 heures, on ne voit que trois équipes sur sept. Il faut voir sur plusieurs jours, avec baisse des débits de production et l’arrêt des travaux, sauf ceux de sécurité. On n’arrête pas une raffinerie sur un claquement de doigts. Alors, au bout de 2-3 jours on peut prendre des décisions ».

A tout hasard, pensez à faire le plein …

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