COVID-19 Situation d’urgence en Europe pour le transport routier

« Avec chaque jour qui passe, la nécessité d’une action rapide et décisive devient plus pressante », a déclaré le Secrétaire général de l’IRU ( International Road Transport Union), Umberto de Pretto. « Les défis européens nécessitent des mesures européennes concertées et une coordination dans le monde entier. Nous appelons la Commission européenne et tous les États membres de l’UE à continuer de soutenir le secteur du transport routier et à coordonner leurs actions avec l’ONU et les autres parties prenantes mondiales en ces temps sans précédent et difficiles. »

Umberto de Pretto – Secrétaire général IRU

Avec l’étendue de la crise sanitaire, des mesures urgentes sont nécessaires pour faire face à l’impact sur le transport de marchandises essentielles et le transport de passagers à l’intérieur et entre les États membres de l’Union Européenne. Les mesures urgentes concernent la réduction des temps de passage des frontières pour les camions, l’accueil adapté pour les conducteurs en toutes circonstances et un soutien financier rapide de la part des instances européennes aux transporteurs de marchandises comme de passagers.

De longues files d’attente aux frontières

Les goulets d’étranglement aux frontières de l’Union cause des retards insupportables des chaînes d’approvisionnement. Les lignes directrices de la Commission européenne sur les « voies vertes » annoncées le lundi 23 mars, fixent un délai maximum de 15 minutes pour franchir une frontière pour les véhicules transportant des marchandises.

Raluca Marian IRU

Raluca Marian déléguée générale IRU

La déléguée générale de l’IRU, Raluca Marian, a déclaré « Nous nous félicitons des lignes directrices de la Commission sur les voies vertes et de l’annonce selon laquelle tout le fret peut accéder à ces voies vertes, car les marchandises transportées par la route sont essentielles. Nous regrettons toutefois qu’une disposition sur les longs délais d’attente aux frontières ait été incluse. Nous savons par expérience qu’un maximum de 15 minutes par camion continuera à entraîner d’énormes retards et la situation restera malheureusement inchangée. Dans l’Europe communautaire, il ne devrait pas y avoir de contrôles systématiques aux frontières. »

Action coordonnée à destination des conducteurs

Les documents internationalement reconnus sont la meilleure option pour maintenir les flux de transport indispensables. La demande de formulaires et / ou de certificats sanitaires supplémentaires auprès des conducteurs ne ferait qu’entraver les chaînes d’approvisionnement. « L’IRU se félicite de la recommandation de la Commission aux États membres de ne pas demander aux conducteurs routiers de produire un document autre que leur permis de conduire. Nous encourageons les États de l’Union à suivre ces lignes directrices. Nous demandons également à tous les États membres de donner aux conducteurs l’accès aux équipements de protection, de préférence à proximité aux points de passage frontaliers. »

L’IRU pense qu’il reste encore beaucoup à faire en termes de réponses concrètes et coordonnées. Par exemple, l’harmonisation des droits de transit de l’Union Européenne pour les véhicules non européens desservant des pays européens reste une question urgente. Le soutien des ressortissants de pays tiers est d’une importance vitale et l’application des règles ne doit pas être conditionnée. L’adoption de toute restriction unilatérale sans coordination doit être évitée à tout prix.

 

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