CofiSoft, Stock it, GPI et Item chez Sinari, tendances et nouveautés

Le groupe Sinari a annoncé en septembre 2021 l’acquisition des groupes CofiSoft (incluant Xyric et CJM International) et Item Informatique (avec Icare).  L’occasion d’un tour de table des nouveautés et tendances de ces acteurs historiques du marché informatique transport.

Leader ? Certainement sur le marché français du TMS,  dont les différentes branches du groupe Sinari pèsent environ 70 % avec OMP, GPI, IT 2000, TAS-TMS, Cofisoft, Xyric, CJM international et Item informatique. Sinari intègre également de l’informatique embarquée avec Eliot, des WMS avec Stock it et Xyric, de l’optimisation de tournées avec AxioRoute, plusieurs logiciels de parc…

Dans la Galaxie informatique du transport (page 30 du TRM le Guide G9), vous trouverez des dizaines de références de ces différents éditeurs. Chacun d’eux a développé des spécificités régionales et métiers, des marques qu’il n’est pas question d’intégrer sous une seule casquette, affirment les responsables des entités de Sinari. Il y aura bien des synergies pour concevoir de nouvelles solutions communes, comme de la business intelligence. Mais chacun devrait conserver sa stratégie et son ergonomie.

 

« Créé en 2019 et basé à Cesson Sévigné, près de Rennes, le groupe Sinari existe au travers de ses filiales depuis 1977. Il réalise un chiffre d’affaires de 37 millions d’euros, avec 260 collaborateurs. Il équipe plus de 6 500 entreprises, chiffre Sébastien Rufflé, directeur général de Sinari. L’ensemble de ces briques applicatives couvre les besoins informatiques des entreprises de transport – dont les plus actuels : dématérialisation, signature électronique, traçabilité jusqu’au dernier kilomètre, etc. – et leur diversification logistique. »

La plupart de ces logiciels sont interfacés depuis des années, et permettent déjà un flux d’informations fluide entre les ordinateurs de bord et l’informatique d’entreprise. La montée en puissance des applications mobiles comme extension des TMS, ou encore l’agrégation des données issues de l’informatique embarquée constructeur, pousse à de nouvelles passerelles et fonctionnalités.

Guillaume Beauregard, directeur général de Cofisoft : la mobilité est l’affaire des TMS

 

« Afin de  répondre aux demandes dans les temps, nous avons besoin de capacités de développement de plus en plus importantes, ce qui justifie aujourd’hui notre intégration au groupe Sinari. En effet, nos solutions sont connectées à des dizaines d’autres. Cet écosystème est devenu extrêmement complexe, pour apporter une visibilité sur toute la chaîne en temps réel. Mais lorsqu’un maillon ne fonctionne pas, qu’il s’agisse de la transmission des commandes par EDI ou de l’envoi des missions sur un terminal mobile, la flotte est bloquée. Même chose concernant la nécessité de reporting, d’analyse, jusqu’à la business intelligence. Nos clients ont besoin de tableaux pointus et paramétrables.

Au niveau fonctionnel, nous rencontrons en cette fin d’année 2021 une forte demande sur l’e-CMR, qui est une composante de la mobilité. D’une manière générale, l’échange bidirectionnel d’informations entre l’exploitation et la route est très “métier”, directement lié au logiciel de transport. Le paramétrage des missions, la spécificité des informations recueillies, la traçabilité sur mesure… Ce travail de personnalisation, c’est nous qui le faisons, plus que le fournisseur télématique. D’ailleurs, en lien avec le TMS, le logiciel de parc (ACS Parc) s’avère de plus en plus central dans l’organisation des transporteurs. Le véhicule est au centre de tout. La bonne gestion de l’outil de production conditionne la rentabilité. »

 

 

Stéphane Lemarchand, dirigeant associé de Stock it et GPI : de plus en plus loin dans l’anticipation

 

 

« On retrouve au niveau logistique un besoin comparable au transport : prévoir, analyser un ensemble d’informations. Nos clients nous demandent d’aller de plus en plus loin dans l’anticipation commerciale et technique. Il nous faut mesurer les moyens nécessaires pour répondre à  un client potentiel, et traiter telle activité, que ce soit en termes de surface logistique, de moyens roulants ou de ressources humaines.
Plus concrètement au niveau du WMS Stock it, nous commençons à déployer chez des transporteurs les modules Pick to light et Put to light, qui apportent une information visuelle pour constituer une commande ou prélever un produit. Ces fonctions s’adressent aux entreprises actives dans l’e-commerce, et comportent différents niveaux de complexité. Chez Prévoté par exemple, des jeux de lumière indiquent où poser un produit — et en complément, un rayon infrarouge détecte l’entrée d’une main dans la zone pour confirmer que l’article a été posé au bon endroit. D’autres lumières confirment que la commande est complète, ce qui déclenche l’édition des étiquettes de transport (voir le reportage Prévoté p 66). On gagne en productivité et en fiabilité par rapport à une lecture sur PDA.
Autre tendance lourde : l’utilisation de la photographie sur les terminaux logistiques, au moment de l’ouverture d’un container ou pour déclarer un problème sur un article ou une palette. Les images sont automatiquement transmises du PDA au WMS.
En outre, de nouvelles passerelles se développent avec les systèmes d’automatisation : nous avons interfacé Stock it avec le WCS de Boa Concept (Warehouse Control System ou système de pilotage des éléments mécanisés, robots, convoyeur, balances, etc.), en particulier pour le client Ekosport (sport outdoor sur Internet). Dans ce schéma, ce n’est plus l’homme qui se déplace, mais le carton, qui va de gare en gare pour recevoir une succession d’articles. À la fin, on contrôle le poids du colis pour valider son contenu. En cas de non-conformité, un opérateur vérifie l’ensemble, et si nécessaire, met à jour les fiches produits et les poids associés… Qui remontent dans le WMS. On voit de premiers transporteurs s’intéresser à ces processus très pointus.

Au niveau du TMS GPI d’Artagnan, la grande tendance, c’est la dématérialisation des données, et l’accès distant à un portail, pour les clients mais aussi les sous-traitants qui vont venir saisir des statuts de livraison au fil de l’eau. L’application Smartie, extension mobile de d’Artagnan, permet d’être proactif sur des problèmes potentiels. Nous mettons en place des alertes permettant de vérifier la bonne marche des livraisons, et recevons les confirmations en retour. Aujourd’hui, environ 50 % des clients de GPI utilisent notre application mobile (une centaine de clients) ou une autre application partenaire (informatique embarquée…) qui nous permet d’assurer la traçabilité. »

 

Item informatique : de la LVE à la eCMR sur Scan&Track

 

« L’extension mobile du TMS Item Exellium permet désormais d’affiner le suivi, les données et les statistiques jusqu’au colis, et non plus seulement la commande. À l’exploitation, on retrouve le statut de chacun des colis (endommagé, manquant, dévoyé, etc.). On peut donc réaliser un tracking à l’unité, au service du destinataire mais aussi du donneur d’ordres. En octobre 2021, nous avons déployé ces fonctions chez plusieurs clients. Nous totalisons aujourd’hui environ 6000 licences Scan&Track auprès des conducteurs. Au niveau commercial, nous proposons 2 modes de facturation pour l’application mobile. Soit l’achat – 200 € plus 15-18 % de maintenance annuelle ; soit la location intégrant la maintenance, au prix de 5 € par chauffeur.
Autre évolution : la lettre de voiture électronique, que nous avons développé sur Scan&Track. La livraison est validée par une double authentification du conducteur et du destinataire, soit par une signature “sign on glass” sur l’écran, soit via un SMS portant un lien qui renvoie sur un portail, ou encore via un code barre envoyé par e-mail. La LVE remonte dans Exellium.
Et pour 2022 ? En lien avec la gestion mono-colis, nous allons lancer une fonction de passage à quai sur Scan&Track. Le chauffeur pourra ainsi vérifier que les marchandises prévues sont bien présentes au moment du chargement. Nous prévoyons également de développer l’e-CMR, la version internationale de la LVE, car en tant qu’éditeur alsacien, nombre de nos clients voyagent vers le Benelux et l’Allemagne. Ce dispositif se fera en partenariat avec Transfollow, encapsulé dans Scan&Track. »

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