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Brexit ,  Jacques Gounon, Eurotunnel, temporise

Jean-Yves Kerbrat

Alors que la journée du mardi 29 janvier a été tendue au Parlement britannique. Theresa May, première ministre, pouvait espérer jusqu’à la dernière minute un vote favorable d’un amendement l’autorisant à modifier l’accord négocié avec l’Union européenne. Il a finalement été voté favorablement par 317 voix contre 301. Il s’agissait entre autres de permettre à Theresa May de pouvoir renégocier avec Bruxelles un point du traité qui vise à éviter le retour d’une frontière physique entre la province britannique d’Irlande du Nord et la République d’Irlande. La Première ministre s’est montrée satisfaire de ce rassemblement de la Chambre pas gagné d’avance. Elle a alors déclaré « Nous allons demander des ajustements légaux à l’accord de sortie de l’Union européenne »

Jacques Gounon ne dramatise pas … 

Et bien non … La réponse a été immédiate. La réponse a été immédiate et très ferme « Le « backstop » fait partie du traité de retrait, et le traité de retrait n’est pas ouvert à une renégociation. Les conclusions du conseil européen de décembre sont très claires sur ce point ». Emmanuel Macron, le Président français, se range à cet avis. Dans ces imbroglios à n’en plus finir, côté exploitant et relations économiques, Jacques Gounon, PDG de Getlink (Eurotunnel) temporise dans une interview sur France Info. Il voit même un point très positif « il semblerait qu’une majorité de parlementaires se rallie à l’idée qu’un « no deal » serait trop brutal, trop risqué (…) On peut imaginer que les négociations avec l’Union européenne puissent se poursuivre. J’invite l’Europe des 27 à réfléchir à cette main qu’on pourrait tendre à la Grande-Bretagne”.

L’an dernier, 1,7 million de camions ont emprunté le tunnel sous la Manche. Sur les plans logistique et industriel, Jacques Gounon relativise les aspects purement logistiques du Brexit. Il le dit sur France Info « Nous mettons en place, pour l’objectif du 30 mars, des installations provisoires permettant aux douaniers de faire leur travail de contrôle. Il faut s’en occuper professionnellement mais il faut aussi dédramatiser. Ce n’est pas une frontière entre la frontière entre la terre et la lune ! C’est le passage entre un État tiers et la communauté européenne »

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