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Un ministère des transports très écologique

Jean-Yves Kerbrat

Dans la continuité du précédent, le ministère qui couvre les transports est très écologique … éloigné du transport routier. Nicolas Hulot, 62 ans, qui n’est pas un grand défenseur du « routier », est nommé ministre d’Etat, ministre de la Transition écologique et solidaire. Nicolas Hulot n’a jamais été élu et il est l’un des représentants de la société civile. Il sera épaulé par Elisabeth Borne, 56 ans, ministre de la transition écologique, chargée des transports. C’est une spécialiste, grande professionnelle des instances publiques et gouvernementales. Dans la période la plus récente, elle a été préfète de la région Poitou-Charentes, puis passée un an aux côtés de Ségolène Royal au ministère de l’Ecologie avant d’être nommée présidente de la RATP.

Elisabeth Borne   © J.Y.Kerbrat

Diplômée de l’école polytechnique et de l’école nationale des ponts et chaussées, Élisabeth Borne commence sa carrière en 1987 où elle intègre le ministère de l’Équipement, avant de rejoindre la direction régionale de l’Equipement d’Ile de France. Au début des années 1990, elle devient conseillère au ministère de l’Education nationale auprès de Jack Lang puis Lionel Jospin.  En 1997, elle intègre, comme conseillère technique chargée des transports après de Lionel Jospin, premier ministre.  En 2002, elle devient directrice de la stratégie de la SNCF, puis rejoint Eiffage en 2007 en tant que directrice des concessions. De 2008 à 2013, elle est directrice générale de l’urbanisme à la mairie de Paris.

Les utilitaires légers « polonais » déstabilisent l’activité

La première réaction des instances du transport routier vient de l’OTRE qui souhaite à la nouvelle ministre des transports toute la réussite souhaitable en notant avec satisfaction « que l’activité transport retrouve un ministère de plein exercice même s’il reste délégué auprès de celui de la transition écologique. Les dossiers du transport routier seront de ce fait, chaque semaine, à la table du conseil des ministres » . L’OTRE espère, dans son communiqué que cette nouvelle opportunité donne encore davantage de poids aux demandes qu’elle porte depuis des mois sur les questions d’une urgence capitale pour la survie du pavillon routier français dans la lutte contre le dumping social.

Les contrôles doivent être plus fréquents

S’agissant des dossiers européens l’organisation professionnelle poursuit « notamment celui de la renégociation de la directive détachement des travailleurs, l’OTRE attend de la ministre qu’elle reste dans la ligne de son prédécesseur au gouvernement dont l’initiative a conduit à l’Alliance des neufs pays de l’Union face aux manœuvres d’États peu scrupuleux. L’OTRE souhaite notamment que la révision en cours de la Directive ne se fasse pas au détriment du transport routier. Sur ce point, la France doit rester ferme. Le transport routier ne saurait être exclu du dispositif de la Directive européenne par l’application d’une franchise sociale servant de variable d’ajustement dans les négociations entre les États. De la même façon, la révision du paquet mobilité qui s’ouvre au Parlement européen dès le 31 mai 2017 devra conduire la ministre à faire en sorte que les intérêts de la branche soient pleinement défendus. »

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