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Transport routier et logistique, le mal de dos n’est pas une fatalité

Jean-Yves Kerbrat
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1 100 000. C’est le nombre de journées de travail perdues par un arrêt de travail à cause du mal de dos, chaque année en France, dans le secteur du transport et de la logistique. Le mal de dos est par ailleurs responsable de près d’un tiers des accidents de travail recensés dans ce secteur.

Une conférence pour lancer la campagne. (noms des intervenants en fin d’article)

Il peut potentiellement toucher tous les salariés alors que le risque d’être victime d’un accident du travail lié au mal de dos est 1,5 fois plus important dans le secteur du bâtiment que l’ensemble des secteurs professionnels. L’Assurance Maladie a donc décidé d’accompagner les entreprises afin de diminuer les facteurs déclenchants. En effet, il faut prendre des précautions simples liés aux gestes et postures. La résultante d’un mouvement inapproprié est non seulement douloureuse et handicapante pour la personne concernée, mais l’entreprise en subit immédiatement le contre-coup lorsqu’il y a arrêt de travail ou diminution du rendement.  Tout un dispositif de sensibilisation, avec affiches et dépliants, à destination des employeurs est d’ores et déjà disponible via les Carsat. Les entreprises se les approprient pour informer les salariés.

Une campagne très visuelle

« Pour agir contre le mal de dos, il est important que nous mettions en place, ensemble, une démarche de prévention globale avec des actions concrètes » explique Nelly Haudegand, directrice de la communication de l’Assurance Maladie.  Il s’agira aussi bien de mener une réflexion sur l’organisation du travail (temps de pause, travail en équipe, planification des approvisionnements de chantiers, optimisation des modes de livraison au plus près des travaux…) que les manutentions manuelles (réduction des charges, mise à disposition d’équipements adaptés).

La comparaison du dos et du gréement d’un bateau à voile est très explicite

De son côté, le Professeur Bruno Fautrel, chef du service de rhumatologie à l’Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière, à Paris souligne « En cas de lombalgie, nous devons nous concentrer sur la capacité à travailler et avoir une vie sociale plutôt que d’évaluer l’incapacité ou l’invalidité. En effet, il peut y avoir des risques de désocialisation. Vous devez savoir qu’il n’y a pas de maladie rachidienne qui empêche de bouger. Nous devons alors faciliter le retour au travail ».

Certaines manutentions demandent une attention particulière

La démarche de prévention est donc très importante de la part des entreprises afin d’adapter l’outil de travail, mais aussi informer les salariés sur les bonnes pratiques en fonction du métier et des risques.

Légende participants à la conférence, de gauche à droite sur la photo: Dr Bernard Siano, chef département étude et assistances médicales de l’INRS, Hervé Laubertie responsable prévention des risques professionnels, Assurance Maladie, Jean-Philippe Sabathé responsable département prévention, Groupe hospitalier Paris-Saint Joseph, Dr. Marine Jeantet, directrice risques professionnels de l’Assurance Maladie, Pr. Bruno Fautrel, chef du service de rhumatologie Hôpital Universitaire Pitié Salpêtrière, Paris, Nelly Haudegand, directrice de la communication de l’Assurance Maladie.

Pour profiter de cette campagne :

Pour plus d’informations, vous pouvez télécharger le kit d’information, composé d’outils pour accompagner les entreprises dans la prévention du mal de dos, disponible sur ameli.fr/entreprises.

L’Assurance Maladie – Risques professionnels a également mis en place le programme TMS Pros, une démarche en 4 étapes pour aider les employeurs à identifier, connaître et maîtriser les risques de troubles musculo-squelettiques et de mal de dos. En savoir plus : tmspros.fr

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