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Transport routier, les suites de l’écotaxe

ecotaxe
Jean-Yves Kerbrat

Suite à la suspension de l’écotaxe, l’Etat se pose des questions sur les suites à donner. Le financement des infrastructures devait être pris en charge par l’argent collecté. Le ministre des transports, Alain Vidalies, a réuni mercredi 24 juin,  le groupe de travail sur le financement des infrastructures.

À cette occasion,  la FNTR, TLF et l’UNOSTRA ont réaffirmé leur position. Les trois organisations professionnelles ont déclarées qu’elles s’opposeront à toute fiscalité supplémentaire, type vignette, ne venant peser que sur les seules entreprises de transport routier et refuseront toute réapparition de l’écotaxe sous quelque forme que ce soit, notamment régionale.

Selon les trois organisations, parlant d’une seule voix, l’augmentation le 1er janvier 2015 de quatre  centimes de la fiscalité sur les carburants, compense la perte de recettes due à la suppression de l’écotaxe. Pour rappeler enfin que le transport routier a su prendre toutes ses responsabilités et toute sa part dans le financement des infrastructures par le biais de la TICPE, de la taxe à l’essieu, des péages et désormais de la taxe carbone.

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Le fait est que l’abandon de l’écotaxe est un beau fiasco politique alors qu’en Allemagne, un système plus simple existe et n’a donné lieu à aucune contestation. La reculade des politiques français n’a rien de glorieux et coûte très cher à la collectivité (c’est-à-dire les citoyens). Cette triste litanie d’indécisions qui a duré de 2009 à fin 2014 laisse sur les routes de France 160 portiques (173 au départ) bourrés d’électronique et qui ne servent plus à rien.

D’un coût unitaire de 600 000 €, ils supportent des capteurs lasers, des récepteurs radios haute fréquence et des caméras censées prendre en photo les camions non équipés de boitier, afin de dresser des contraventions. Il s’y ajoute 230 bornes de contrôle automatiques disposées le long des routes secondaires, 986 panneaux, 400 terminaux de paiement carte bancaire, les 718.000 boîtiers électroniques GPS installés dans les camions français ou étrangers, sans oublier le centre informatique de la société Ecomouv, installée à Metz (770 serveurs), dont les 190 salariés ont reçu leur lettre de licenciement. Un triste inventaire !

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L’écotaxe c’était ça !

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