Transporteurs

Transport routier et GNV, futur du transport propre

Jean-Yves Kerbrat
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Voici une tribune libre proposée par Jean-François George, Directeur des Opérations chez Labatut Group qui souhaite revient sur la filière GNV.

Labatut Group, en route depuis 1920, en est déjà à sa 4ème génération d’entrepreneurs. Elle se décrit comme une « PME familiale au service du client ». Avec une évolution constante du chiffre d’affaires de 60 millions d’euros, 500 collaborateurs, 210 000m² d’entrepôts et 190 véhicules, la réputation du groupe n’est plus à faire. Labatut Group possède 3 branches distinctes et complémentaires : la branche Transport avec Labatut Transport et Labatut LVI, la branche Logistique avec Veolog supply chain et Veolog fashion, tendance mode, et enfin la branche Distribution avec la marque « Vert Chez Vous ». La reprise de Greenway en 2016 a permis de structurer davantage l’activité du dernier kilomètre. Aujourd’hui, une entreprise de transport doit mixer les solutions énergétiques. Nous avons accepté de laisser s’exprimer Jean-François George sur un sujet qui lui tient à cœur.

« De nombreuses solutions se développent afin de limiter l’impact environnemental du transport de marchandises.  Aujourd’hui, l’électrique est l’énergie alternative dont on parle le plus. Et pourtant, la solution la plus viable économiquement et technologiquement reste le Gaz Naturel. Total vient d’annoncer le déploiement de 110 bornes de recharges au gaz naturel en périphérie des grandes villes. Pourquoi un déploiement aussi massif ? Parce que le GNV est considéré comme l’énergie la plus viable face au gasoil pour les véhicules transportant de lourdes charges. Elle répond à tous les critères exigés par les professionnels : une autonomie importante, un temps de réapprovisionnement court, un coût de l’énergie compétitif et un impact environnemental faible.

En effet, un véhicule roulant au GNV a une autonomie jusqu’à 1400 km contre environ 2 km pour un poids lourd électrique. La technologie GNV équipe des camions avec des tonnages importants (jusqu’à 44 tonnes) ce qui n’est pas le cas pour l’électrique (véhicules hybride uniquement). De plus, la filière constructeur qui était peu présente il y a 4 ans, se développe. Ainsi aujourd’hui, l’offre de véhicules est plus large et donc plus compétitive avec des coûts à l’achat qui tendent à la baisse grâce à la concurrence.

Grâce au développement de la filière, le coût de l’énergie est également maîtrisé avec des fournisseurs de gaz qui se multiplient assurant une vraie concurrence sur la tarification. L’utilisateur peut ainsi négocier le prix de l’énergie. A l’origine, avec un seul fournisseur, son prix était légèrement au-dessus du gasoil mais avec le développement de la filière il est inférieur à celui du gasoil. C’est aussi une technologie qui est désormais approuvée et les constructeurs possèdent un réel savoir-faire. Les acheteurs de camions n’ont donc plus la crainte de posséder un véhicule plus onéreux en termes d’entretien.

Pour toutes ces raisons, les transporteurs renouvellent de plus en plus leurs parcs de véhicules en faisant l’acquisition de camions propres. D’autant plus qu’avec le développement des stations GNV, la problématique d’approvisionnement est levée. Le maillage du territoire n’est pas encore totalement optimum mais il tend à l’être d’ici quelques années. A l’image de notre voisin italien qui a depuis longtemps constaté les intérêts de cette alternative propre au carburant traditionnel pour le transport de marchandises.

Concrètement, pour qu’une station GNV s’implante, il faut estimer le nombre de camions qui circulent sur la zone : plus il y a de camions en circulation, plus il y aura d’ouvertures de stations. Ce cercle vertueux est en cours depuis plus de 3 ans et tend à s’accélérer.

Aujourd’hui, il y a une vraie volonté affichée par tous les acteurs de développer cette énergie. Des acteurs qui poussent vers des transports éco-responsables : les transporteurs l’ont pris en compte pour apporter une solution verte à leurs clients et les utilisateurs souhaitent de plus en plus être livrés en tout lieu et en tout temps, ce que permet cette énergie. Quant aux villes et aux collectivités, elles jouent un rôle essentiel d’accélérateurs. Ce sont grâce à elles qu’arrivent les restrictions dans les villes, avec des politiques comme le 0% de véhicules au gasoil à l’horizon 2025, ou encore la circulation alternée.

Aujourd’hui, en France, tous les acteurs, pouvoir publics, chargeurs, fournisseurs de gaz affichent une volonté commune de développer le GNV sur l’ensemble du territoire pour un futur plus durable !

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