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PSA + Opel naissance d’un géant de l’automobile

Carlos Tavares, président de PSA et Mary T. Barra, chairman et chief executive officer de GM
Jean-Yves Kerbrat

Voici une affaire rondement menée. Alors que General Motors souhaitait quitter l’Europe, PSA est arrivé pensant l’opportunité trop belle pour renforcer une position mondiale comme européenne.  C’est le lundi 6 mars, la veille de l’ouverture du salon automobile de Genève que l’annonce est faite. La somme annoncée est de 1,3 milliards d’euros. Cette confirmation va permettre de rassurer les salariés d’Opel et de Vauxhall très inquiets depuis des mois des intentions de la maison mère. Carlos Tavares, PDG de PSA a beaucoup travaillé afin de rassurer les équipes des quatre constructeurs, car les avis des salariés de Peugeot et Citroën comptent également. Il fallait également recueillir les accords de l’Etat français et du groupe chinois Dongfeng détenant tous deux 13 % du capital comme la famille Peugeot. Evidemment, pour les différents gouvernements, allemand, anglais, français, le dossier de l’emploi est le plus important.

Opel des utilitaires partagés (avec Renault)

Le projet qui a été discuté prévoit le développement d’Opel hors du marché européen. Les estimations permettent d’avancer la production de 5 millions de véhicules dans le Monde d’ici 2020 (4,3 millions aujourd’hui). Ce délai est ambitieux. Côté recherche et développement, l’avancée d’Opel dans le véhicule électrique (l’Ampera-E) pourrait bénéficier à PSA. Autre possibilité de coopération, l’étude de nouveaux modèles avec un partage des éléments et autant d’économies d’échelle.

La prochaine Opel segment B pourrait recevoir une plateforme PSA qui serait une base commune. Peugeot est également un motoriste reconnu maitrisant les technologies les plus avancées … et celles à venir. Il est annoncé un investissement de 2 milliards d’euros par an.