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Pollution de l’air : les socialistes français au Parlement européen lancent un appel à l’Europe

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat
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Alors que les 400 000 décès prématurés chaque année dans l’UE liés à la pollution de l’air ne sont plus un secret pour personne, les eurodéputés socialistes et radicaux sont unanimes derrière la conclusion du premier rapport de la Cour des comptes européenne consacré à la pollution de l’air : l’Europe n’a pas fait assez pour protéger la santé des Européens.

Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française.

Pour Eric Andrieu, vice-Président du groupe Socialiste au Parlement européen, et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy, présidente de la délégation socialiste française, « ce rapport vient appuyer ce que nous disons depuis des années : la directive de 2008 sur la qualité de l’air a besoin d’une révision ambitieuse et de normes plus strictes. En effet, les normes sur lesquelles elle se fonde sont dépassées et ne prennent pas en compte les dernières recherches scientifiques et médicales, et surtout elles ne sont pas assez exigeantes, comme pour le dioxyde de soufre, pour lequel la limite d’exposition quotidienne fixée en Europe est plus de six fois supérieure à celle de l’OMS. Pour les fameuses particules fines PM10, le seuil annuel est le double de celui de l’OMS. L’écart est encore plus important pour les PM 2,5, qui sont pourtant les plus dangereuses. Il est urgent d’actualiser les normes européennes et de les aligner sur celles de l’Organisation Mondiale de la Santé ».

Les socialistes français au Parlement européen appellent à une révision en profondeur de la législation actuelle en matière de qualité de l’air et appellent l’Europe à se donner les moyens de ses ambitions. Bonne nouvelle cependant puisque fixés d’abord à 15 % pour 2025 et 30 % d’ici 2030 par l’Europe, ces objectifs pourraient être revu à la hausse. En effet, la commission en charge de l’Environnement au Parlement européen a adopté lundi 10 septembre une réglementation prévoyant une réduction de 45 % des émissions de CO2 pour les voitures particulières et véhicules utilitaires légers (VUL) à l’horizon 2030.

Les députés ont apporté leur soutien et rappellent sans relâche que « la législation européenne n’est pas respectée par les Etats membres, à commencer par la France, poursuivie devant la Cour de justice. Il nous faut un mécanisme ferme pour faire respecter des normes ambitieuses ». « Enfin, ce débat est indissociable de la question des moyens : le montant global des fonds consacrés à la qualité de l’air est trop faible », concluent Eric Andrieu et Christine Revault d’Allonnes-Bonnefoy.

 

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