Réglementation

Best of Poids lourds anciens personæ non gratæ à Paris

Vrac controle police JYK
Jean-Yves Kerbrat

le 2 septembre 2015

Le transport routier est mal aimé à Paris. Les contrôles ciblés ont commencés à Paris. Dès le 1er septembre 2015, les poids lourds, autocars et bus, immatriculés avant le 1er octobre 2001, sont interdits dans Paris de 8 heures à 20 heures tous les jours de la semaine. Ensuite, dès le 1er juillet 2016, ce sont tous les véhicules antérieurs à 1997, utilitaires légers compris, qui ne seront plus autorisés à circuler dans la capitale. Ils seront également exclus de 8 heures à 20 heures. Les voitures particulières, les deux-roues motorisés et véhicules utilitaires légers anciens pourront tout de même circuler le week-end.  Après 2016, l’envie de la maire de Paris de poursuivre la chasse au diesel sera contrainte par la future métropole du grand Paris. C’est certainement la concertation qui devra prévaloir autant pour les camions que pour les autobus, et autres véhicules, avec les élus des autres départements de la petite couronne qui voient d’un mauvais œil de reflux des poids lourds vers les banlieues proches.

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La police mène des opérations régulières de contrôle des véhicules de transport aux portes de Paris, ou de façon plus médiatique, place de la Nation, le 1er septembre. Il faut en effet de l’espace pour stationner les poids lourds. Les infractions recherchées commencent par la surcharge, puis la validité des permis de conduire, ensuite l’état général du véhicule. Maintenant, ils seront aussi attentifs à la date de première mise en circulation. Pour le moment l’amende de deuxième classe pour cette infraction s’élève à 35 euros. Lors de ce contrôle, les conducteurs n’étaient pas informés car la mesure, votée par la Mairie de Paris dans son plan antipollution du début de l’année, n’a pas eu une publicité suffisante. Alors, la police s’en charge … et Christophe Najdovski, adjoint écologiste aux transports à la mairie confirme « Il s’agit d’interdire progressivement les véhicules les plus polluants. De 7 à 10 % du trafic sont déjà concernés, soit plusieurs milliers de camions et 200 autocars »

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Christophe Najdovski adjoint aux transports

Il y a toutefois des dérogations pour les véhicules de service public mais aussi ceux desservant les marchés forains de la capitale, le déplacement des grues,  les citernes d’essence, etc. « On ne peut pas tout interdire » reconnait un policier. Mais l’adjoint aux transports prévient qu’elles sont limitées à moins d’un an, le temps pour les transporteurs de s’adapter. Et de rappeler que des aides au rééquipement, de 3.000 à 9.000 euros, sont offertes par la mairie aux transporteurs de la première couronne.

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