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OPCA la vigie du transport routier pour la formation et le recrutement

Jean-Yves Kerbrat
Ban_cofisoft


Comme tous les métiers manuels ou de services, les entreprises de transport de l’Ouest européen ont beaucoup de mal à recruter. C’est devenu une quête incessante mais aussi une nécessité de faire preuve de beaucoup d’imagination pour attirer l’attention face à d’autres métiers tout aussi en déficit. En plus, les messages partent vers une population qui manque de motivation ou d’information … Après ce constat quelque peu alarmiste, tournons-nous vers les actions positives.

Transportissimo met souvent en avant des initiatives de transporteurs (speed-dating, portes ouvertes, tour des lycées et autres). La dernière initiative en date vient de OPCA Transports et Services « Nous nous rendons compte qu’il faut passer l’information par des médias de masse et en particuliers ceux qui véhiculent les offres d’emploi. Pour cela, après notre première campagne de films destinés à valoriser les métiers du transport, avec un beau succès, nous nous engageons avec le site d’annonces leboncoin qui diffuse début septembre un bandeau destiné à attirer l’attention des personnes à la recherche d’un emploi et ne pensent pas forcement aux métiers du transport », explique Raphaëlle Flanklin, directrice générale de l’OPCA depuis 5 ans, un organisme incontournable, né en 1994, qui apporte multiples solutions avec entreprises du transport

La bannière attendue sur  le site du « boncoin »

Les entreprises recrutent en permanence

La web-série « Sérieux ? c’est quoi ton métier » est la précédente initiative qui montre la capacité d’innovation de l’OPCA pour attirer les regards vers des métiers, non pas méconnus, mais auxquels les jeunes, comme les personnes en reconversion, ne pensent pas. Ces courtes séquences particulièrement percutantes donnent envie d’en savoir plus. Diffusés sur YouTube, les cinq épisodes permettent de découvrir tour à tour le métier de conducteur de marchandises, d’ambulancier, de conducteur de personnes, d’exploitants et de préparatrice de commandes. Des acteurs, dans de petits scénarios bien ficelés, font découvrir des métiers sur un ton léger et drôle. Tous les sujets sont abordés, de la formation, à la réalité du métier jusqu’aux perspectives d’avenir. Il s’agissait d’une initiative originale qui doit faire mouche auprès d’une population avide d’une communication visuelle qui passe en douceur… de quoi faire naitre des vocations.

Les besoins des entreprises vont grandissant pour cause de départ à la retraite ou de personnes quittant la profession. « Chaque année, 28000 conducteurs routiers doivent être formés et embauchés afin de compenser les seuls départs. Nous devons donc activer tous les leviers, de la formation traditionnelle, les dynamiques variées dont celles de Pôle Emploi, des initiatives comme le Tremplin pour l’emploi et d’autres actions régionales qui portent leurs fruits », détaille Raphaëlle Franklin qui assure qu’une fois entrés dans le métier, les nouveaux embauchés y restent avec un taux de fidélisation supérieur à la moyenne.

Raphaëlle Franklin

Des idées et de la bonne volonté

Autre piste, et non des moindres, les parents, comme les plus jeunes à tous les niveaux de l’enseignement doivent être informés. L’un des moyens, mais loin d’être unique est l’utilisation du levier de l’ONISEP. Le transport est présent dans une revue rassemblant 20 métiers et diffusée dans les établissements et les salons accompagnée d’actions territoriales. Le problème est que les parents ont du mal à suivre les envies de leurs progénitures et ils sont parfois démissionnaires. Les informer est alors essentiel. C’est une raison supplémentaire pour élargir le nombre des opportunités de communication, y compris les démarches opérées par les entreprises qui savent faire preuve d’imagination… et le plus souvent, ça marche ! « En 2017, nos actions ont permis de motiver 6167 demandeurs d’emploi ou travailleurs en reconversion vers les métiers du transport. Ils sont déjà 2885 pour les quatre premiers mois de 2018 », annonce Raphaëlle Franklin qui ajoute qu’il faut vraiment travailler avec toutes les bonnes volontés à l’exemple des GEIQ Transport (l’acronyme signifie Groupements d’employeurs pour l’Insertion et la Qualification). Les GEIQ existent dans beaucoup de corporations et ces organismes sont au service des entreprises dans le cadre de campagnes ciblées. Pour le transport, ils sont très actifs dans de nombreuses régions.

Le transport routier peut-il susciter des vocations ? 

Des actions pour donner envie…

Être fier de son métier c’est aussi une bonne façon d’en parler. Cette année encore, dans le cadre des Assises du Transport, se tiendra, le 27 septembre, la finale de la 3ème édition du Trophée des Routiers, coorganisés par Carcept Prev, l’AFT, l’AFTRAL et l’OPCA Transport et Services. Après inscriptions, les éliminatoires se sont déroulés, du 6 juin au 5 juillet dans 12 régions. Depuis la première édition, 450 candidats se sont inscrits dont 23 femmes représentant 370 entreprises dans trois types d’épreuves. Cerise sur le gâteau, en 2016, il y avait eu 138 couvertures médias en régions (presse, radio, tv) et 12 reprises médias en national. La finale aura donc  lieu dans le cadre des Assises du Transport, le 27 septembre 2018, Pavillon Wagram 47 avenue de Wagram à Paris avec des duplex avec les villes de Lille, Nancy, Lyon, Montpellier, Rennes. Des prix seront remis aux candidats vainqueurs régionaux et le gagnant national. Nous aurons l’occasion d’y revenir.

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