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Nikola Motor, la course à l’hydrogène

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat


Il y a un an, Nikola Motor dévoilait sa vision du futur en présentant le semi-tracteur à hydrogène. 8 000 réservations plus tard, le constructeur continue de construire son rêve et son réseau petit à petit en se servant le plus possible des énergies renouvelables comme le vent, le soleil et l’hydroélectricité qui seront utilisées pour produire la plus grande partie de l’hydrogène. 

Nikola Motor a déjà débuté la planification des deux premières gares qui seront en service en 2021, en même temps que les premiers modèles sur la route. Grâce à un plan de développement rapide, le constructeur se donne 10 ans pour créer un réseau de plus de 700 stations hydrogène. Les premières stations seront placées sur les autoroutes les plus proches des itinéraires clients.

Trevor Milton, le PDG de Nikola Motor explique clairement que son objectif est d’aider l’Amérique à se tourner vers un avenir propre et rappelle que Toyota et de nombreux autres constructeurs automobiles ont également des camions à hydrogène en développement. « Nos camions auront des systèmes d’alimentation électrique qui tirent leur énergie des batteries chargées continuellement par l’hydrogène. Dans ce développement, nos partenaires sont Bosch et de PowerCell AB pour la conception de la pile à combustible » annonce Trevor Milton qui assure que chaque camion Nikola stockera entre deux ou trois mégawattheures (MWh) d’énergie.

Après un récent voyage à Olso pour la conférence Zero, où il a rencontré Ketil Solvik-Olsen, ministre norvégien des transports et des communications Trévor Milton a déclaré « En ce qui concerne les opportunités, nous voyons l’Europe comme notre prochain horizon peu après notre lancement aux États-Unis. Les gouvernements européens sont très informés et proactifs dans la recherche de solutions de transport routier zéro émission. J’ai expliqué aux dirigeants mon désir d’entrer sur les marchés européens en commençant par la Norvège. Le gouvernement et les citoyens norvégiens semblent véritablement intéressés par nos produits. Nous pouvons expédier quelques camions de notre production qui opèreraient dès 2020 dans ce pays. Ensuite, selon les opportunités, nous pourrions entrer plus largement sur le marché européen dès 2023 avec des véhicules opérationnels ».

Les premiers essais sont annoncés pour fin 2018 au Etats-unis.

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