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Mesures pour le transport routier, pour l’Unostra le compte n’y est pas

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat


L’Unostra a réagi dans un communiqué aux mesures annoncées par le gouvernement pour pallier le manque à gagner subit par les entreprises de transport ces derniers mois.

Globalement, même si beaucoup de mesures sont jugées pertinentes, elles n’en demeurent pas moins insuffisantes. « Si l’Unostra reconnaît le bienfondé des mesures ministérielles proposées ce mercredi 30 janvier par le Ministère des transports, il n’en demeure pas moins que le compte n’y est pas pour des milliers de TPE PME, et que celles proposées ci-dessus sont des mesures de trésorerie immédiate dont les entreprises ont un cruel besoin pour espérer poursuivre leur activité en 2019. »

C’est par exemple le cas du remboursement accéléré de la TICPE jugée comme étant une bonne mesure mais l’Unostra se demande pourquoi cette mesure ne concerne que les transporteurs qui ont déposé leur dossier par le biais du site Prodouane ? L’Unostra rappelle à ce sujet que l’obligation d’avoir un compte sur Prodouane ne s’applique qu’aux transporteurs devant s’acquitter d’une taxe à l’essieu supérieure à 1500 € par semestre excluant les transporteurs ayant une flotte jusqu’à 5 véhicules.

L’organisation patronale salue aussi le cas de l’étude de la capacité financière au cas par cas par les DREAL pour le maintien de l’activité d’un transporteur mais indique que même si cette mesure est une bonne décision, « ce n’est pas suffisant pour l’aider à survivre », explique l’Unostra. Elle pointe ainsi le problème lié aux cartes de carburants ou des badges pour les péages autoroutiers consentis aux transporteurs pas des fournisseurs qui assurent les crédits accordés à ces derniers par des organismes comme la SFAC ou la COFACE . « Si les cotations des transporteurs sont revues à la baisse, leurs crédits peuvent être revus à la baisse ou carrément supprimés. Ce qui pourrait avoir une conséquence dramatique pour ces chefs d’entreprises : les cartes fournies ne pourraient plus assurer l’ensemble de leurs besoins. »

Enfin, l’Unostra se demande comment feront les entreprises si leur crédit est ramené à zéro, les organismes de crédit pourront leur demander d’engager des cautions pour pouvoir conserver leurs cartes de carburants ou leurs badges autoroutiers. Ces cautions peuvent atteindre jusqu’à 45 jours de consommation de carburant ou de péages. Si l’entreprise est déjà en grande difficulté de trésorerie, comment pourra-elle assumer de telles exigences ? « C’est la raison pour laquelle l’Unostra demande à ce que soit obtenu des organismes assureurs de crédits de ne pas revoir à la baisse la cotation des transporteurs routiers. »

La survie du transport routier dépend aujourd’hui de la capacité du gouvernement à réagir et à s’adapter aux réalités des entreprises de transport…

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