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Marché automobile, le diesel en perte de vitesse

Les constructeurs automobiles lèvent le voile sur le marché depuis le début de cette année. De janvier à juin, les 6 premiers mois 2015 ont vu les ventes d’utilitaires légers (moins de 5,1 tonnes) progresser d’un petit 0,8% avec 192409 ventes alors que les poids lourds représentent 20817 immatriculations, soit une augmentation de 7,7% par rapport à la même période de 2014. Par contre, si on ne regarde que le seul mois de juin, la hausse est de 14,3% pour les VUL (40906 immatriculations) et 36 % en ce qui concerne les véhicules industriels. Renault réalise le meilleur score pour les VUL avec 62564 immatriculations sur cette période contre 60135 pour PSA (Peugeot et Citroën), suivi de Fiat (25941), Ford (11438), Volkswagen (9144) etc …

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Patrick Blain président du CCFA

Ces chiffres ont été dévoilés par le CCFA, autrement dit, les constructeurs français d’automobiles. Lors d’une conférence de presse trimestrielle traditionnelle, Patrick Blain, son président, maintient une progression du marché français de l’automobile de 2% pour toute l’année 2015 malgré les incertitudes géopolitiques et les contrecoups économiques qu’elles induisent. « Il s’agit d’une prévision prudente que nous aimerions bien relever, mais il y a trop d’aléas macro, comme du côté de la Grèce ». Par contre, Patrick Blain averti les pouvoirs publics sur le risque de désamour d’un public qui a du mal à décrypter des messages contradictoires liés aux motorisations diesel « Les constructeurs ont réalisé des investissements considérables afin de proposer des moteurs correspondants à des normes très strictes. Il faut reconnaître l’excellence des moteurs français alors que les ventes de véhicules diesel progressent en Europe passant de 35 à 40% du marché » insiste Patrick Blain. A contrario, les ventes de Diesel reculent en France. De 65,2% sur les 6 premiers mois 2014, il passe à 58,7% pour la même période 2015. Dans le même temps, l’essence progresse passant de 31,9 à 37,5%, ainsi que les hybrides et électriques qui doublent leurs ventes, certes modestes, à 8032 immatriculations.

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Attention de ne pas trop taper sur le diesel !

Cette inversion très spectaculaire inquiète Patrick Blain, en sa qualité de porte parole des constructeurs, qui parle d’effet papillon « Les tergiversations de l’Etat sont mauvaises pour l’économie » estime-t-il en pensant sans doute à une perte possible d’emploi mais aussi de connaissances technologiques après les efforts importants en recherche et développement. Pendant ce temps, certains pays, comme le Japon où les diesels bénéficient de primes car ces moteurs économisent du CO2. Alors pourquoi cette discrimination entre essence et diesel. « Nous avions les mêmes discussions avec la mairie de Paris qui a fini par comprendre notre point de vue » poursuit Patrick Blain.