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LOM une loi , très attendue, à gestation lente

Jean-Yves Kerbrat

Aujourd’hui, 26 novembre, conférence de presse des ministres François de Rugy et Elisabeth Borne. La loi L.O.M. sera le sujet du jour. Depuis les prémices autour de très nombreuses réunions, majoritairement décentralisées, ce sont les Assises Nationales de la Mobilité qui donne naissance à la loi d’orientation des mobilités portée par le gouvernement. La mouture définitive lui est présentée ce début de semaine. Maintenant, ce sera à Elisabeth Borne de jouer et de porter le projet devant le Parlement où l’examen est prévu au mois de février 2018.

François de Rugy et Elisabeth Borne à la manoeuvre

Rappelons que les Assises ont été une concertation ouverte à tous, durant les 4 derniers mois de 2017 avec pour objectif d’identifier les besoins et les attentes prioritaires de tous les citoyens dans leurs déplacements. Depuis, les hausses diverses et du gazole en particuliers, ont brouillé le message. D’où sans doute le retard à l’allumage d’une loi présentée comme prioritaire dans la course effrénée à la baisse des émissions polluantes. Les citoyens, gilets jaunes ou non, seront donc très attentifs au contenu de la loi L.O.M. présentée aujourd’hui au conseil des ministres.

Le gouvernement annonce, depuis un certain temps, ses priorités d’amélioration de la mobilité pour tous et de travailler sur une réduction les « déserts de mobilités », là où la voiture n’a pas d’alternative avec d’autres modes de transport. Non seulement le sujet est sensible, mais le financement des solutions alternatives est encore à trouver alors que les finances locales (villes, départements, régions) subissent des réductions continuelles.

Elisabeth Borne lors d’un déplacement en Bretagne sur le thème du réseau routier (suivre le lien ci-dessous)

L’autre attente des transporteurs routiers comme de tous les usagers de la route reste l’entretien du réseau routier. Les 12000 kilomètres de routes nationales se dégradent et leur entretien est indispensable. Ce sont les taxes sur les carburants qui doivent permettre les investissements nécessaires alors que cette manne est versée au budget général de l’état … L’Etat ne manque pas de spécialistes qui alertent régulièrement le pouvoir sur les impératifs d’investissement alors que les routes nationales non concédées représentent environ 1 % du réseau français, mais supportent 19 % du trafic. En 2018, le gouvernement avait déjà porté à 800 millions d’euros le budget d’entretien, contre 670 millions en moyenne sur les dix années précédentes. La  programmation des investissements incluse dans la nouvelle loi prévoit d’arriver à 850 millions en 2020, puis 930 millions entre 2023 et 2027. Les professionnels seront attentifs …

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