Poids lourds

Le Bioéthanol, carburant d’avenir pour le transport routier?

En Europe, c'est la betterave qui est pourvoyeuse d'énergie ... après transformation lourde
Jean-Yves Kerbrat

 

En France, le bioéthanol est produit à partir du sucre des betteraves, de l’amidon des céréales ou de résidus issus de leur transformation. Il fait rouler 500 000 véhicules sans émission de CO2.  En 2016, un nouveau carburant, réservé aux bus et poids lourds a vu le jour : l’ED95. Composé de 95% de bioéthanol et de 5% d’additif, il ne fonctionne qu’avec des moteurs conçus à cet effet.

Scania est prêt pour le bioéthanol

Reconnus à faibles émissions dans les décrets d’application de la Loi de Transition Energétique pour la Croissance Verte, les véhicules fonctionnant à l’ED95 deviennent, selon ses promoteurs, une solution durable et moins chère pour les professionnels des transports en commun et du transport de marchandises.

Ce carburant « propre » permet de réduire de 50% à 90% les émissions nettes de CO2 et de plus de 70% celles des particules fines. La technologie, commercialisée par le constructeur Scania est aussi proposée à plusieurs collectivités et entreprises de transport. 

Une communication orientée

Une poursuite de la croissance des carburants contenant du bioéthanol est attendue en 2017, particulièrement avec l’augmentation de 7 % à 7,5 % de l’objectif d’énergies renouvelables dans l’essence, votée par le Parlement fin 2016. Reste l’aspect écologique. Mieux disant pour l’environnement est évident, mais les terres agricoles qui nourrissent les véhicules, ne pourront pas nourrir les humains. Un juste équilibre est nécessaire.