Paroles d'experts

Jean-Michel Mercier , OVI, donne un coup de projecteur sur la rentrée

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Jean-Yves Kerbrat

C’est la rentrée, moment habituel et rituel pour faire le point après une période d’accalmie estivale dont on ressort naturellement avec  de l’énergie et de bonnes  résolutions

C’est aussi le moment d’un premier bilan alors que deux tiers de l’exercice se sont écoulés, c’est la période enfin où il est de coutume  de vérifier si ses prévisions annuelles sont en voie de se réaliser.  Le marché du véhicule Industriel qu’on trouve au cœur de nombreuses activités économiques, n’échappe pas à la règle.

Ce marché est représentatif d’un constat  global : nous évoluons dans un contexte qui recèle d’éléments structurels potentiellement porteurs de croissance (pétrole bas, taux bas …)  sur lesquels les différents acteurs économiques ne parviennent pas  à capitaliser pour se redonner confiance pour l’avenir .Cette confiance en l’avenir indispensable au déclenchement des décisions d’investissements, l’investissement étant le moteur, essentiel, manquant encore  à la croissance française

Le constat à l’entame de la dernière  ligne droite est que les immatriculations sont en progression sensible à fin Août sans qu’on puisse en tirer une satisfaction majeure dans la mesure où la conjoncture actuelle ne devrait nous conduire au mieux que vers le cap des 40.000 livraisons en 2015, restant bien loin des performances historiques de ce marché.

Si on doit néanmoins se réjouir d’évènements récents dans le marché VI, l’émergence d’un mouvement vers le développement du GNV est un signe très intéressant qui a pris une grande ampleur en peu de temps. On peut en effet se dire que même si les projets annoncés de toutes parts  et si les annonces nombreuses de prestataires, comme d’utilisateurs ne se concrétisaient que partiellement, on aurait progressé sur l’amélioration de l’empreinte environnementale du transport de marchandises, mais aussi sur l’image d’une activité qu’il est toujours aisé de charger de tous les maux quand il s’agit de pollution.

La pression constante de la ville de PARIS est également là pour rappeler que nous sommes en train de changer de dimension sur la question des flux de transport en milieu urbain. De ces contraintes devrait naître un véritable recours aux nouvelles technologies, ce que l’appel d’air constaté sur le GNV, ces derniers mois, pourrait confirmer.

C’est aussi un signe encourageant à la veille de l’ouverture du COP 21 à Paris qui va mettre notre Pays au centre de débats  mondiaux sur l’environnement qui sont nécessaires mais qui doivent surtout s’accompagner d’initiatives ciblées et concrètes, le développement du GNV étant l’un des exemples visible.

Nous saurons si l’essai est transformé quand les prévisions d’immatriculations intégreront un volet et des commentaires dédiés au GNV au même titre que les autres VI.

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