Transporteurs

Iveco très grosse commande chez Perrenot

4.BIOGNVAL
Jean-Yves Kerbrat

Une commande de 250 camions au gaz cela ne se produit pas tous les jours. Voici quinze jours, le transporteur drômois a signé l’investissement gazier le plus important jamais réalisé en Europe par une entreprise privée du transport routier de marchandises. L’affaire, d’un montant de plus de 20 millions d’euros, a été signée à Madrid, dans l’usine d’Iveco, par Philippe Givone, président de Zamhenoff Exploitation et Thierry Kilidjean directeur général  délégué d’Iveco France. Elle concerne 200 tracteurs GNL (gaz liquéfié) de 400 ch et 50 porteurs GNC (gaz comprimé) de 330 ch.

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Les véhicules seront livrés dans le courant de 2017, dans le cadre d’un financement sur cinq ans « full services » avec Iveco. « C’est un risque calculé. Nous ne connaissons pas la valeur de revente des camions au gaz aujourd’hui. Mais dans cinq ans, il y aura un marché de l’occasion » assure Philippe Givone.

Les 200 tracteurs au GNL remplaceront des tracteurs diesel pour des usages urbains et interurbains, pour le compte de la grande distribution. « Nous nous sommes engagés mutuellement avec notre client distributeur sur une durée de cinq ans », indique le dirigeant dont l’entreprise exploite une flotte de 3 500 moteurs, renouvelée tous les 36 mois, soit l’achat de plus de 1 000 camions par an. Perrenot compte déjà 80 camions au gaz dans sa flotte, en tête devant d’autres transporteurs comme XPO, Transalliance, Samat, Bert, Mauffrey, P. Mendy, VIR Transport…

Les tracteurs de 400 ch sont issus de la gamme Stralis Hi-Way. Au gaz, la gamme a été enrichie d’un modèle de 400 ch  avec le moteur Cursor 9 de 8,7 litres, boîte automatisée et grande cabine. « C’est désormais un camion grand routier avec une autonomie qui peut atteindre 1500 km en version GNL » précise Thierry Kilidjean. La gamme des camions au gaz d’Iveco est disponible en versions GNL et GNC, ou mixte sur le même véhicule. Iveco met en avant des gains d’exploitation et un TCO (coût total de détention) favorables, qui devraient compenser le surcoût des véhicules, vendus entre 100 000 et 110 000 € à l’unité.