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Impôts et taxes sur la mobilité doivent aller aux routes !

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat
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Près de 40 milliards d’euros sont prélevés chaque année en impôts et taxes auprès de tous les usagers de la route. Or, seulement un tiers de cette somme va à la route. La FNTR et l’Union TLF dénoncent cette mauvaise répartition alors même que des investissements colossaux sont nécessaires à la modernisation des infrastructures et que le gouvernement demande toujours plus d’effort aux poids-lourds ( TICPE, taxe à l’essieu et les péages.)

« Cette hypocrisie doit cesser, affirment Jean-Christophe Pic, Président de la FNTR, et Claude Blot, président de l’Union TLF. Nous exigeons un engagement clair et transparent sur les investissements et la destination concrète des 40 milliards collectés via la route. Vouloir collecter plus d’argent sur le dos du transport, comme le gouvernement et certains le laissent entendre depuis des mois, pour le dépenser in fine ailleurs, c’est inadmissible. Il s’agit désormais d’un enjeu national, qui nous concerne tous ! L’argent collecté via la route doit aller à la route. »

Jean-Christophe Pic, président de la FNTR

En 2017, la fiscalité du carburant (TICPE) représentait 4,13 milliards d’euros par an. En ajoutant la taxe à l’essieu et les péages, les poids-lourds payent plus de 7 milliards d’euros par an. Selon les chiffres livrés par la FNTR et l’Union TLF, les camions couvrent 214% de leurs coûts sur autoroutes et 122% sur l’ensemble des routes.

« La route est devenue un alibi pour soulever des sommes considérables. Le vrai sujet n’est pas la contribution, mais son utilisation ! Lier, après la catastrophe de Gênes, le financement des infrastructures à une nouvelle taxation des poids lourds, est un exemple type d’irresponsabilité et quelque part de médiocrité », s’insurgent la FNTR et l’Union TLF.

Les deux fédérations professionnelles demandent au gouvernement d’arrêter de stigmatiser les poids-lourds et de prendre enfin leurs responsabilités avant un nouveau drame comme celui de Gênes… Car rappelons-le, 7% des ponts en France présentent un risque d’effondrement.

 

 

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