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Grève du Zèle des Douanes en Hauts-de-France, l’inquiétude des organisations professionnelles

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat

Au quatrième jour du mouvement, l’inquiétude gagne le secteur du Transport routier de marchandises. Hier, près de 2000 camions étaient à l’arrêt à 16h30. Les organisations professionnelles évoquent une situation préoccupante alors même que le transport routier est déjà très impacté par le mouvement des gilets jaunes. Immobilisation forcée, files d’attente et retards, le transport routier de marchandises n’est encore une fois pas épargné.

La FNTR dénonce les mauvaises conditions de travail pour conducteurs que la situation engendre, bloqués parfois plusieurs heures. « Le bien-être de nos conducteurs est évidemment en premier lieu une question de respect de leur métier mais aussi de mise en place des conditions de circulation adaptées aux exigences évidentes de sécurité ».

De plus, pour une entreprise de transport routier de marchandises, le temps est précieux. « Une conséquence lourde sur l’activité d’un secteur qui se relève des blocages successifs dûs au mouvement des gilets jaunes (2 milliards d’euros de perte d’exploitation) et aux épisodes neigeux (de 1 à 2 jours de perte d’exploitation) ». 

Même son de cloche à l’OTRE où Claude Baralle, président pour les Hauts-de-France s’agace « Les entreprises de transport se voient, pour certaines, dans l’obligation de faire des détours abracadabresques, déviant parfois par la Belgique. Pour d’autres, cette attente engendre des conditions de travail insupportable. En effet, les conditions de vie des conducteurs routiers, contraints de subir cette situation, sont inacceptables. Les conséquences économiques pour les entreprises sont elles aussi sérieuses et tombent au plus mal après les conséquences des mouvements de blocage de fin d’année dernière. »

C’est pourquoi les organisations professionnelles interpellent par voie de communiqués l’ensemble des protagonistes sur les conséquences du mouvement. Elles demandent entre autre à la Préfecture de mieux coopérer pour trouver des alternatives afin de fluidifier le trafic et permettre une reprise progressive de l’activité. 

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