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Fin du pétrole et énergies renouvelables, ce que disent les études 

Auriane Kerbrat
Ecrit par Auriane Kerbrat
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Selon une étude du groupe international d’audit et de conseil Mazars, en 2030, 21 millions de véhicules électriques seront vendus dans le monde. Aujourd’hui, seuls la Chine, les Etats-Unis, le Japon, le Canada, la Norvège, le Royaume-Uni, la France, l’Allemagne, les Pays-Bas et la Suède détiennent 95% du parc roulant électrique. En France, 36 835 véhicules électriques ont été vendus en 2017, 26,2% de plus qu’en 2016. 

En France, la Renault Zoe est la voiture électrique la plus vendue.

« La France a récemment assisté à la formation de méga-partenariats. Ces associations devraient inspirer l’ensemble de l’industrie automobile et permettre à ses multiples acteurs de gagner des parts de marché, chacun dans leur spécialité. En outre, les batteries des voitures électriques nécessitant une quantité importante de nickel, de lithium et de cobalt pour fonctionner, il devient urgent de mesurer avec davantage de précision leur impact environnemental. » estime Jérôme de Pastors, Associé secteur automobile chez Mazars.

Cet intérêt croissant pour les énergies propres et les solutions de mobilité partagée témoigne d’une évolution des mentalités, surtout chez les jeunes, peu soucieux de posséder leur propre voiture. A titre d’exemple, en Chine on compte 194 voitures pour 1000 habitants, en France 590 pour 1000 et aux États-Unis 910 pour 1000. Les transports en commun et la mobilité partagée concurrencent la voiture particulière.

Solution d’auto partage. Posséder sa propre voiture n’est plus un but en soi.

Les grands constructeurs amorcent tous un virage vers la mobilité durable à coups de R&D et de partenariats. Rappelons que Volkswagen a annoncé un investissement de 35 milliards de dollars dans les solutions technologiques de mobilité, soit 70% de sa dépense en R&D.

Tout électrique VS Hybride rechargeable

L’étude Mazars est intéressante à mettre en regard de l’étude publiée par l’Ademe, Agence de l’environnement et de la maîtrise de l’énergie, qui prend un autre parti, celui de l’hybride rechargeable qu’elle considère comme plus pertinente que le 100% électrique. « Les solutions hybrides rechargeables avec leurs batteries plus petites, ont un impact environnemental moindre, notamment pour des trajets quotidiens de moins de 50 km, même si le coût reste un « verrou » qui freine leur développement. Il faut aussi que ces véhicules soient utilisés régulièrement et que leur batterie soit rechargée quotidiennement pour maximiser l’utilisation du véhicule en mode électrique », précise l’étude.

Concernant les véhicules utilitaires, l’Ademe tient les mêmes observations. Le tout électrique, au vu de la consommation de ses véhicules ne semble, selon elle, pas la meilleure solution. Pour les poids lourds, l’étude n’oublie pas de mentionner le gaz naturel comme une bonne alternative même si de nombreux constructeurs proposent aujourd’hui une gamme électrique, à l’image de Renault ou Iveco.

Les pétroliers aussi amorcent la transition

A noter que les pétroliers investissent de plus en plus dans les énergies renouvelable ce qui illustre bien une tendance générale portée vers la sortie du pétrole. BP, pétrolier britannique, a annoncé récemment le rachat de la société Chargemaster qui dispose du plus important réseau de bornes de recharge à usage public pour les voitures électriques au Royaume-Uni. « Nous estimons qu’une recharge rapide et pratique est cruciale pour aider au développement des voitures électriques », explique dans le communiqué Tufan Erginbilgic, un responsable de BP. Le groupe pétrolier prévoit que d’ici 2040 quelque 12 millions de voitures électriques rouleront au Royaume-Uni, contre 135.000 en 2017.

Borne de recharge Chargemaster.

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