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Contestation, le grand flou pour le transport routier

Camions bloqués le 2 janvier (photo DR)
Jean-Yves Kerbrat


En ce début janvier, les porte-paroles autoproclamés de gilets jaunes annoncent une poursuite des manifestations dans les villes et divers blocages souvent annoncés au dernier moment. C’est le cas depuis 4 heures du matin, ce mercredi 2 janvier, au terminal pétrolier Rubis de Grand-Quevilly (76). Plusieurs dizaines de camions-citernes sont actuellement bloqués aux entrées par environ 80 manifestants. Le rendez-vous a été donné sur les réseaux sociaux. Plusieurs voitures de police qui se sont rendues sur place, ont fait dans un premier temps demi-tour. Ils sont ensuite revenus pour dégager ce site stratégique qui avait déjà été bloqué au début du mois de décembre avant d’être libéré par les forces de l’ordre le 3 décembre. Les gilets jaunes bloqueurs avaient quitté les lieux avant … Aux dernières nouvelles, ils ont fait la même chose vers 10 heures, le matin du 2 janvier. 

Mercredi 2 janvier , dépôt pétrolier Grand-Quevilly bloqué (photo DR)

Le dépôt pétrolier de Grand-Quevilly est stratégique car les hydrocarbures sont stockés pour une large région, dans toute la Haute-Normandie (Eure et Seine-Maritime) et au-delà jusqu’à l’Oise, la Somme, l’Orne et les Yvelines. Nous nous rapprochons donc de Paris. Au-delà de la gène pour les stations-services et les automobilistes, cela met à nouveau en avant l’organisation (ou plutôt la désorganisation) des transports et la pression mise sur les entreprises et les conducteurs. C’est d’ailleurs aujourd’hui la grande crainte des chefs d’entreprises qui ont parfois perdu beaucoup d’argent lors de la première séquence depuis le 17 novembre.

La grande inconnue est la suite d’un mouvement hétéroclite qui n’a pas de chef et une organisation locale qui empêche toute anticipation dans l’organisation logistique des entreprises. Par exemple dans le Val d’Oise, Laetitia Dewalle, l’une de leurs figures locales déclare à l’AFP « Les gilets jaunes sont toujours aussi mobilisés. La mobilisation va se poursuivre ces prochains jours, même si le gouvernement a démantelé ces dix derniers jours une grande partie des points de blocages, rond-point, barrages, péages. ». Si le gouvernement annonce une baisse du nombre de manifestants passant de 66000 le 22 décembre à 38600 une semaine après, il y a fort à parier que la mobilisation des gilets jaunes va se poursuivre.

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