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Calais, zone de tous les dangers pour les conducteurs routiers  

Jean-Yves Kerbrat
Ban_cofisoft


Le mardi 8 janvier en pleine nuit un poids lourd a brulé sur la rocade portuaire de Calais au niveau de l’échangeur 47. Cette zone de non-droit, comme tout le Calaisis, est envahi chaque nuit pas des migrants qui cherchent à rejoindre la grande Bretagne par tous les moyens. Pour arriver à leurs fins, ils créent des barrages à l’aide de branches d’arbre, parfois de palettes. Mais dans le cas présent, ils ont également mis le feu au branchage se trouvant au milieu de la route.  

Le conducteur bulgare c’était arrêté avant le barrage sans pour réfléchir à ce qu’il pouvait faire. Il a alors été agressé par des migrants qui ont voulu l’extraire de sa cabine dans le plus pur style « attaque de diligence ». Cela devait laisser le temps aux assaillants de se glisser dans la remorque transportant des cabines de douche. Le conducteur, légèrement blessé, a réussi à se dégager et décide de traverser les éléments en feu.

Une fois le barrage passé, des pièces de bois enflammées sont restées coincées sous la remorque, ce qui a favorisé le déclanchement d’un incendie. Malgré l’intervention des pompiers, le camion a entièrement brulé dans la nuit. Compte tenu de l’état de la carcasse, un temps très long fut nécessaire à son dégagement. La fermeture de la rocade a provoqué un bouchon de 9 à 10 km durant plusieurs heures sur l’A16 dans le sens Belgique-France.

Les conducteurs bloqués sont furieux et ils l’ont déclaré au quotidien britannique The Sun.  Ainsi, Northants, un conducteur originaire de Corby, explique, désabusé « C’est un foutoir absolu ici. Je suis coincé dans le bouchon depuis six heures et j’ai à peine bougé. Pendant ce temps, il y a des tas de migrants qui errent dans les parages et on peut toujours voir le camion calciné. ». Les autorités françaises reconnaissent que le phénomène des barrages se développent et c’est inquiétant. Il y en a déjà deux depuis le 1er janvier, contre 26 pour l’ensemble de l’année dernière.

« La mise en place de barrages routiers en feu montre à quel point les migrants sont devenus désespérés mais ça constitue une préoccupation angoissante pour les conducteurs routiers qui traversent Calais avec la peur au ventre. Ce n’est pas normal. Si les migrants ont des droits humains, les conducteurs comme les automobilistes en ont tout autant » déclare Richard Burnett de la Road Haulage Association.

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